Groupe Apicil
Apicil

Comment le Groupe Apicil conjugue performance sociale et économique

Groupe de protection sociale paritaire et mutualiste né il y a 80 ans à Lyon, Apicil regroupe 10 entités employeurs et 2 100 collaborateurs en France. La gestion du risque est son métier, l’orientation client sa priorité. C’est en ce sens qu’en 2010 des initiatives de qualité de vie au travail ont d’abord été expérimentées en interne avant d’être déployées chez les clients.  Depuis, une véritable démarche de bien-être au travail a été déployée sur l’ensemble du Groupe. Mieux le Mag vous en dévoile les grandes lignes.

 

« La qualité de vie au travail au sein de notre Groupe a progressé grâce et à travers nos clients » lance Thomas Perrin, directeur général adjoint d’Apicil, quatrième groupe de protection sociale en France. Une approche atypique qui s’explique par la forte implication d’Apicil sur les problématiques concrètes de ses clients : « Afin de servir toujours mieux les entreprises, nous nous sommes intéressés aux impacts économiques des arrêts de travail et de l’absentéisme en général, partant de l’idée que la meilleure gestion de ce risque représentaient des leviers de performance importants ».

C’est donc pour le compte de ses clients que le Groupe Apicil a lancé en 2010 une vaste étude sur le bien-être au travail dans le secteur privé, adossée au cabinet Mozart Consulting et son Indice de Bien-Être au Travail (IBET). Elle a débouché, entre autres, sur la construction du programme « Ambition santé » visant à aider les organisations à prendre à bras le corps la thématique du bien-être au travail. Ouvrant une nouvelle dynamique en interne : « pas question de proposer ce programme en externe, sans avoir expérimenté en interne les solutions proposées » poursuit Thomas Perrin. Un tournant certes, mais pas une révolution pour un groupe de protection sociale qui cultive, depuis plus de 80 ans, les valeurs d’humanisme.

Ancrer le sens du métier, interroger la manière de travailler

Afin de franchir un palier et de mettre en place des initiatives ajustées aux attentes des collaborateurs, le Groupe Apicil a choisi de mesurer le climat interne en utilisant l’enquête Great Place to Work. « Notre surprise a été grande » se souvient Thomas Perrin. « Les collaborateurs ont exprimé un certain nombre de doutes. En fait, ils avaient en partie perdu le sens de leur travail, sous l’effet notamment de la dématérialisation croissante du secteur des services. »

Ce constat réalisé, le premier chantier de qualité de vie au travail a consisté à ré-ancrer la valeur ajoutée de l’entreprise et de sa mission. « Une démarche de communication interne, sur plusieurs mois, a permis de rappeler le rôle de la protection sociale, d’expliquer notre modèle économique, d’éclairer de rôle de chaque direction, chaque métier… » commente Thomas Perrin.

Ensuite, Apicil a interrogé sa manière de travailler : « redonner du sens à tous les collaborateurs consiste aussi à redonner de l’autonomie, à responsabiliser chacun.» Des chantiers de co-développement ont été initiés entre collaborateurs et/ou des managers qui ne se connaissaient pas mais rencontrent des problématiques semblables. La dynamique participative a été poussée jusqu’à co-construire en 2017 le plan stratégique Défis 2020 avec une centaine de collaborateurs.

Du management au sport, en passant par la communication interne

Depuis, d’autres démarches ont vu le jour. « Elles ont été calibrées grâce à des ateliers de travail regroupant managers et collaborateurs du Groupe » explique Agnès Armengaud, chargée de la Qualité de Vie au Travail, au sein de la direction des Ressources Humaines du Groupe. Apicil a par exemple co-construit un référentiel de compétences managériales, assorti d’une offre de formation.  « En symétrie, un référentiel de compétences Collaborateurs est en cours d’élaboration ».

La santé et la prévention santé font aussi partie des chantiers transversaux lancés par le Groupe. Apicil a notamment conclu un partenariat en 2017 avec la plateforme sport et bien-être United Heroes. « Leur offre répond à nos priorités : le développement de la qualité de vie par la pratique du sport et le renforcement de la cohésion des équipes grâce à des  challenges sportifs solidaires » explique Agnès Armengaud. Enfin, l’année 2018 a été particulièrement marquée par l’enrichissement des outils de communication (intranet, journal interne et bientôt un réseau social)  pour faciliter le partage des connaissances et informations entre salariés rattachés à la dizaine d’entités employeurs du groupe.

Des collaborateurs ambassadeurs du Groupe

Pour Apicil, la qualité de vie au travail est un véritable investissement qui participe à sa performance sociale et économique globale. L’entreprise est d’ailleurs à l’origine de la création d’une chaire à ce sujet, afin de mesurer scientifiquement les bénéfices. Sur le terrain, les signaux sont au vert puisque le baromètre GPTW 2017 montre que le bien-être a progressé ces dernières années : « il témoigne d’une vraie fierté d’appartenance. Nos collaborateurs sont devenus de vrais ambassadeurs de notre marque. » Il se mesure aussi à l’attractivité forte du groupe : plus de 470 collaborateurs ont rejoint le groupe en 2017, soit presque un quart des effectifs (2 150 collaborateurs). « Le dynamisme du Groupe, ses bons résultats, l’expliquent en grande partie. Son capital de marque employeur y est aussi pour quelque chose » conclut Thomas Perrin.

 

La pleine conscience au service de l’efficacité au travail

Un programme inédit sera déployé à la rentrée auprès de tous les collaborateurs du Groupe Apicil intéressés. Il s’agit d’équilibrer le bien-être et l’efficacité au travail par la pratique de la pleine conscience. Plus qu’une sensibilisation, le Groupe propose à ses salariés 8 semaines de formation sur le sujet, avec le concours du cabinet « Stand up for your dreams ». À raison de 8 séances hebdomadaires de 2h et d’une journée en continue, les participants vont s’immerger dans les différents facettes de la pleine conscience et de ses impacts sur le stress ou la qualité de relation. L’expérimentation se terminera par une mesure scientifique des effets produits. Efficacité oblige.

 

Laisser un commentaire