La révolution numérique est toujours en marche
© Jovo Jovanovic / Stocksy United

La révolution numérique s’invite dans votre entreprise

Associer le terme révolution au numérique n’est pas galvaudé. Les TIC (Technologies de l’information et de la communication) changent radicalement le rapport au travail, mais aussi toutes les relations sociales. Comment intégrer ces changements sereinement ? Quelles précautions faut-il prendre pour en tirer bénéfice ?

Ces dernières décennies, le numérique s’est installé dans les entreprises françaises (et dans le monde). Selon la direction générale des entreprises reprenant les chiffres d''Eurostat, 99 % des entreprises françaises* étaient équipées d’une connexion haut débit en 2016 et 61 % des salariés utilisaient régulièrement l’internet. Des données élevées qui s’accentuent au fil des années, tant l’informatique est devenue incontournable. Progressivement, les ordinateurs ont remplacé les machines à écrire, Internet a démodé les encyclopédies, courriers papier (pour les démarches administratives par exemple), bottins ou même certains commerces traditionnels. Les GPS ont modifié le rapport à la mobilité et aux livraisons, les smartphones ne se limitent plus à la fonction téléphone et offrent une multitude de services… Synonymes de gains de temps et de confort dans la communication et l’accès à l’information, ces changements ont modifié profondément les entreprises… et ce n’était qu’un début !

Des opportunités à saisir avec la digitalisation

Outre les gains de productivité générés, l’organisation des entreprises de toute taille peut évoluer. Le télétravail (à l’étranger ou non) devient possible et efficace, les gains de place, par la suppression de lourdes archives sous format papier, permettent de réduire les coûts.
Le travail collaboratif est aussi devenu un réflexe : les réseaux informatiques internes, Internet (avec des logiciels pour des visioconférences ou des outils de suivi de projet partagés) ou encore des outils spécifiques à certains métiers (comme le BIM, qui permet un travail collaboratif entre les différents acteurs du BTP qui utilisent une seule et même maquette numérisée des bâtiments) ont changé les habitudes des professionnels. Des gains de temps, mais aussi de qualité, sont à la clé. Pour les entreprises, il est donc de plus en plus difficile de passer à côté de cette révolution numérique.

Des risques à anticiper

Malgré l’intérêt de ces outils, il n’est pourtant pas si facile d’oser le changement. De nombreuses interrogations, pour ne pas dire réticences, sont associées à la numérisation des entreprises. C’est notamment le cas au moment précis du passage au digital. L’entreprise doit accompagner cette transition par de nombreuses explications, des formations et d’éventuelles adaptations de poste. La nouvelle génération, née avec le numérique, est généralement plus facilement convaincue. Elle fournit souvent un bon vivier d’ambassadeurs pour briser la glace et rassurer ceux pour qui numérisation ou intelligence artificielle sont anxiogènes, synonymes de menaces pour leur emploi, d’isolement et de remise en cause de leur autonomie. Une fois les systèmes informatiques en place, d’autres questions demeurent : faut-il par exemple laisser les collaborateurs surfer comme ils le souhaitent ? Un dilemme qui se pose notamment depuis la montée en puissance des réseaux sociaux, parfois chronophages.

Avec l’utilisation prolongée des ordinateurs dans les bureaux, les collaborateurs sont davantage sédentarisés. L’impact sur la santé est bien réel : moins d’activités physiques, une position assise avec les avant-bras sollicités pour utiliser souris et clavier, une surexposition à l’écran…
Des problèmes d’obésité, de TMS (troubles musculo-squelettiques) ou encore de fatigue visuelle provoquant des maux de tête peuvent en découler. Pour les décideurs, il est donc impératif de prendre en compte ces données en offrant à leurs collaborateurs des plages de déconnexion et la possibilité d’effectuer des activités physiques régulières.

Numérisation : une menace pour la vie privée ?

Avec la géolocalisation, des craintes liées à la perte de libertés individuelles sont aussi apparues. La CNIL (Commission Nationale d’Informatique et Liberté) a pris les choses en main pour réglementer l’usage des GPS sur les véhicules professionnels. Les entreprises doivent ainsi respecter plusieurs règles : effacer les données récoltées au bout d’un certain délai, permettre la désactivation du système en dehors des missions ou encore ne pas l’utiliser comme un moyen pour contrôler le temps de travail.
Cette importance de maintenir une frontière entre activité professionnelle et vie privée va d’ailleurs plus loin que la seule utilisation du véhicule de fonction. Pour certains salariés, répondre à des emails ou répondre au téléphone le soir et le week-end est devenu une habitude… C’est encore davantage le cas avec le télétravail, de plus en plus fréquent avec le perfectionnement du numérique, qui reste une notion floue en terme d’horaires travaillés. Pour l’entreprise, fixer des règles strictes pour maintenir un équilibre peut s’avérer un bon calcul. Cela peut contribuer à limiter le stress et tous les risques qui en découlent, burn-out en tête, et constituer un argument de poids pour séduire les meilleurs candidats.

* Entreprises d’au moins 10 personnes occupées (hors sociétés agricoles, financières et d’assurance)

 

Une révolution en cours

Les évolutions technologiques boostent l’efficacité des outils numériques : plus rapides, plus ergonomiques, capables de stocker un nombre conséquent d’informations (avec des disques durs plus puissants et les clouds). Le développement du numérique passe aussi par des technologies avancées qui se perfectionnent :
– le développement du réseau 4G pour les appareils mobiles et la mise en place du plan France très haut débit pour couvrir tous les foyers ou presque, les entreprises étant prioritaires ;
l’Internet des objets qui offre des fonctions améliorées aux objets du quotidien (comme la maintenance prédictive par exemple) ;
– les voitures autonomes, dont les tests avant commercialisation se multiplient ;
– la blockchain, qui repense en profondeur la transmission d’informations entre les acteurs en supprimant les organes de contrôle ;
– des outils d’analyses statistiques qui améliorent la prospection et rendent plus efficaces les démarches de fidélisation de clients…

 

Laisser un commentaire