Du dirigeant à l'accompagnateur : Le guide du leader en entreprise libérée
© Trinette Reed / Stocksy United

Du dirigeant à l’accompagnateur : devenir leader d’une entreprise libérée

Les entreprises reconnaissent pour la majorité qu’il est temps de faire évoluer le modèle organisationnel et managérial d’aujourd’hui. Pour celles qui ont décidé de passer le cap, le degré du changement reste variable. Mais combien vont jusqu’à afficher des valeurs fortes incarnées par l’entreprise libérée ?

 

L'entreprise libérée, l'avenir de l'entreprise ?

Certaines ont profité de la transformation digitale pour mettre en place de nouveaux outils pour faciliter l’information, le recrutement ou encore la formation. D’autres ont privilégié la dynamique collective, le management participatif, les méthodes agiles ou encore le mode projet à toutes les sauces. Tandis que d’autres encore ont placé le bonheur au travail au centre leur réflexion.

Mais faire des réunions autour d’un café-croissant, installer des baby-foot dans la salle de repos ne fait pas tout… 75 % des salariés quittent encore leur emploi à cause de leurs relations avec leur supérieur, de la pression, du contrôle et de l’autorité.

Selon Isaac Getz, connu pour avoir théorisé la notion de l’entreprise libérée et l’avoir popularisée en France, la solution est dans la suppression de toute hiérarchie. Mais pas si simple pour un dirigeant de libérer son entreprise…

 

Un leader libérateur doit savoir lâcher prise

Passer du commandement et du contrôle à l’auto-management en supprimant la hiérarchie demande un lâcher prise total de la part du chef d’entreprise. C’est un processus plus compliqué qu’il n’y paraît et qui peut s’avérer anxiogène pour un dirigeant qui n’y est pas préparé.

Nombreux sont ceux qui témoignent de la difficulté de cette voie. Tous sont passés par une remise en question totale de leur rôle d’accompagnateur plutôt que de dirigeant. Le lâcher prise sur le pouvoir, l’autorité et le contrôle est une difficulté supplémentaire, et en premier lieu sur l’ego avec la peur de la perte du statut de supérieur hiérarchique auquel ils sont attachés.

Le dirigeant libérateur doit donc apprendre à se libérer lui-même pour réussir à libérer ses collaborateurs et, en finalité, son entreprise. Pour cela, il doit travailler sur son ego, accepter de prendre en compte les réflexions et les suggestions des autres et apprendre à « laisser faire » plutôt que « demander de faire ».

 

Comment construire le processus de libération ?

Il n’y a pas de modèle d’entreprise libérée, pas de recette universelle pour amorcer le changement. Chaque leader libérateur co-construira son nouveau modèle avec ses salariés sur un mode unique de fonctionnement. Chaque libération répond aux besoins et à l’histoire de l’entreprise mais aussi à celle de son créateur. Une fois le lâcher prise acquis, c’est à lui de créer un environnement propice, de façonner ce nouveau modèle en tenant compte du contexte humain et culturel propre à son entreprise. Il ne s’agit pas que d’une question d’organisation, il faut également apprendre à révolutionner le rôle du manager en redistribuant l’autonomie et les responsabilités, à développer la prise d’initiative chez les salariés.

Un management libérateur repose sur le lâcher prise et la volonté du dirigeant à rompre le schéma classique de la hiérarchie. Il lui faut puiser dans des ressources telles que l’humilité, l’écoute et la capacité à partager une vision ; oser faire confiance à ses salariés, avoir la capacité à les libérer des limites et à les inciter à se dépasser pour innover. En décidant de construire une entreprise libérée sur des valeurs et sur l’égalité de traitement, cela lui donne de bonnes fondations. Être solidaire de ses équipes, accompagner la progression sont également des étapes importantes pour accéder au succès de la transformation.

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