La déconnexion chez Teva, ce n'est pas nouveau
© Ivo de Bruijn / Stocksy United

La déconnexion chez Teva, ce n’est pas nouveau

Vous pensiez que le droit à la déconnexion était une nouveauté ? Détrompez-vous ! Respecter des horaires et des jours de travail pour envoyer des mails ne date pas de la « loi travail » du 1er janvier 2017, rappelle l’entreprise Teva Santé, forte de ses 750 salariés.

 

La société, spécialisée dans les produits pharmaceutiques, explique avoir mis en place dès 2014 un système « incitatif » de droit à la déconnexion. Fière d’être précurseur en la matière, elle témoigne : « Cela répondait à un vrai besoin (…) En revanche, il n'est pas question de mettre en place un contrôle avec des sanctions car les salariés, qui souhaitent garder une certaine flexibilité, ne veulent pas d'un système contraignant », souligne la directrice juridique de la société, Béatrice Bihr.

 

Une sorte de règlement intérieur alors directement instauré dans le but d’améliorer la qualité de vie au travail, détaille-t-elle : limitation du nombre de destinataires d’e-mails, restriction des réponses « non essentielles », ou encore, incitation à écrire des messages « courts, clairs, en évitant les questions ouvertes ». Un bilan qu’elle nuance, deux ans après sa mise en place.

Selon elle, le volume d’informations échangées resterait encore trop conséquent. Si les salariés ont effectivement la sensation d’une déconnexion, la « reconnexion », elle, serait d’autant plus difficile, notamment en raison du volume d’e-mails reportés du samedi au lundi matin.

 

Retrouvez le témoignage de Teva au sujet du droit à la déconnexion sur Les Echos Business.

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