Olivier Panisset naturopathe
Olivier Panisset, naturopathe

Comment aider vos collaborateurs à manger mieux ?

Ventre ballonné, fatigue intense, perte de concentration… Ces symptômes sont fréquents après le déjeuner. Une mauvaise alimentation peut en être la cause. Comment aider vos collaborateurs à retrouver toute leur énergie dès 14 heures ?

Il est aujourd’hui difficile de passer à côté du conseil « Manger bouger » et du slogan « Cinq fruits et légumes par jour ». Des recommandations de santé publique qui peinent parfois à être appliquées, notamment dans les assiettes de vos collaborateurs. Par goût ou par manque de temps, les salariés consomment des aliments gras, trop sucrés et salés, parfois mauvais pour leur santé et leur concentration au travail.

Alimentation en entreprise : de saines livraisons

Rien ne vous autorise bien sûr à  interdire à vos salariés de manger tel ou tel aliment. Vous êtes néanmoins en mesure d’exercer une influence positive.

Vous pouvez organiser des livraisons de restaurants prônant une alimentation saine. Proposez autour de vous et les mains se lèveront peut-être lorsque vous annoncerez les menus alliant santé et plaisir. Vous pouvez également faire des commandes groupées de produits bio : une bonne occasion pour vos collaborateurs de manger sainement au bureau ou chez eux après le travail.

Un distributeur pour mieux s’alimenter

Si vous mettez en service un distributeur pour grignoter entre les pauses, évitez les friandises et barres chocolatées. Vous pouvez tout à fait proposer à la place des smoothies, des fruits frais, des oléagineux (noisettes, amandes, noix du Brésil…) et barres de céréales sans sucre ajouté.

Expliquez l’importance de bien manger

La sensibilisation des collaborateurs est importante pour faire évoluer les consciences. Une communication régulière sur les dangers d’une mauvaise alimentation et les bienfaits des repas équilibrés peut s’avérer efficace : affiches, flyers, mailings… Toutes les solutions sont envisageables pour expliquer et répondre aux interrogations sur l’alimentation végétarienne, les cuissons les plus saines (à la vapeur) ou le sans gluten (adopté par des personnes non-intolérantes, même si les effets ne sont pas prouvés). Les conseils d’un nutritionniste, qui délivrera ses conseils, seront également efficaces .

Ne négligez pas le plaisir de manger

Enfin, il ne faut pas oublier qu’au-delà de la dimension physiologique, l’alimentation est aussi une affaire psychologique. Le repas doit être l’occasion de discuter entre collègues, de décompresser et de prendre plaisir à la dégustation. En prenant son temps, la digestion est améliorée, une quantité plus faible de nourriture devient satisfaisante et les relations sociales au sein de l’entreprise se tissent plus facilement.

De plus, faire une croix sur le chocolat (préférez si possible du chocolat noir peu sucré, assez pur, riche en magnésium) n’est pas non plus une bonne solution. Cela contribue à la sécrétion d’endorphines, qui aident à la motivation et à lutter contre le stress. La vitamine C agit aussi dans ce sens. N’hésitez pas à faire découvrir de nouveaux produits sains pour créer de nouvelles sources de plaisir, comme le thé vert (avec un taux important en caféine et en vitamine C), qui aidera à consommer moins de café : l’important, comme pour tout autre aliment, est de ne pas faire d’excès, aussi pour limiter les calories, et de varier les plaisirs.

 

« Il faut privilégier une alimentation variée en quantité raisonnable »

Olivier Pannisset est naturopathe, une médecine traditionnelle qui prône une bonne hygiène de vie afin de stimuler les mécanismes naturels d’autoguérison du corps. Il partage ses conseils pour manger sain et être en forme au travail.

Quelle alimentation faut-il avoir pour garder une bonne concentration ?
Certains aliments, parce qu’ils sont riches en vitamine B9 (ou acide folique), agissent positivement sur la fluidité de la membrane des neurones. C’est le cas des légumes verts comme les épinards, les salades, les brocolis mais aussi les oléagineux ou les châtaignes. Les noix stimulent pour leur part le système encéphalique avec la vitamine E. De manière générale, il faut privilégier une alimentation variée en quantité raisonnable. Cela contribuera à limiter l’excès de cholestérol, les risques de maladies cardiovasculaires, de cancers, de diabète ou encore d’ostéoporose.

Comment composer une assiette équilibrée ?
Il est recommandé de choisir environ 2/3 de légumes et les associer à 1/3 de protéine animale ou un féculent (pommes de terre, légumineuses, céréales dont les produits comme les pâtes ou le pain…). Certaines huiles comme celle de lin, de colza ou d’olive ont aussi des bienfaits.

Et pour le dessert ?
Contrairement aux habitudes en France, il est préférable de débuter son repas par des fruits frais et le sucré. Riches en fibres, vitamines, minéraux et en antioxydants, les fruits aident à mieux digérer les aliments qui suivent. En outre, les consommer après le plat principal risque de rallonger le transit et de les faire fermenter, avec des douleurs d’estomac à la clé.

 

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