Coupe du monde de foot et travail

Mondial de foot et travail : un duo gagnant ?

La Coupe du monde bat son plein et les échéances des 1/8 et des 1/4 de finale se rapprochent. Ces matchs sont planifiés souvent en semaine, à des horaires peu compatibles avec le temps de travail. Chefs d’entreprise ou managers, vous vous interrogez sur la place des moments festifs ou sportifs dans votre équipe ? Du point de vue managérial, c’est une belle occasion pour marquer des points ! Explications de Valentine Poisson, consultante pour le cabinet AlterNego.

Mondial de foot : une opportunité à ne pas manquer

> Pour développer le bien-être et l’efficience individuelle : quand je soutiens Griezmann ou Mbappé je me relie à ceux qui le soutiennent également. « L’environnement professionnel reste l’une des cinq grandes instances de socialisation. Le lien social est indispensable à l’individu : c’est une forme de soutien qui lui apporte du bien-être et conditionne son efficacité au travail » éclaire Valentine Poisson, du cabinet AlterNego.

> Pour renforcer la cohésion du collectif. En se ralliant derrière un même maillot, dans un cadre informel, les collaborateurs développent selon Valentine Poisson « des liens affectifs qui se prolongent au-delà de l’événement. Ces liens cimentent la cohésion des équipes au quotidien et facilitent le développement de la coopération à travers le mécanisme du don, comme l’expliquent Alain Caillé et Jean-Édouard Grésy ».

> Pour intégrer les nouveaux arrivants : rien de plus efficace qu’un moment festif pour « s’immerger dans la culture d’une entreprise et découvrir ses nouveaux collaborateurs en toute spontanéité ».

> Pour cultiver la marque employeur de l’entreprise : vous l’ignorez peut-être, mais s’enthousiasmer pour un jeu de jambe contribue à l’engagement du salarié ! Selon Valentine Poisson, « éprouver du plaisir au travail contribue à l’engagement des collaborateurs. Sans plaisir, les salariés perdent leur motivation et s’impliquent moins, au risque de partir pour des environnements de travail plus accueillants ».

Dans le respect de quelques règles du jeu

> Éviter la création de rivalités inutiles. Corée du Sud-Allemagne, Serbie-Brésil… De nombreuses entreprises organisent des paris sur le résultat des matchs. Ludiques, ces initiatives présentent néanmoins un risque d’excès de compétition : « si les collaborateurs surinvestissent le sujet, cela peut provoquer des conflits contre productifs, autour des nationalités notamment. Il est important que de ces matchs restent un divertissement, en fédérant plus qu’ils ne divisent. »

> Assurer la cohérence avec les valeurs de l’entreprise. Plutôt Roland-Garros ou plutôt Coupe du monde de foot ? Bientôt les JO ? « Au moment de choisir ce qu’elle souhaite célébrer, l’entreprise doit s’interroger : les valeurs véhiculées par l’événement sont-elles cohérentes avec ses propres valeurs et ce qu’elle promeut ? » conseille Valentine Poisson.

> Promouvoir des événements réellement inclusifs. Sport populaire par excellence, le foot rassemble une grande diversité de fans. « Il est important d’assurer une équité de traitement, par exemple en considérant que le foot rassemble autant les hommes que les femmes. D’ailleurs, l’année prochaine aura lieu la Coupe du monde féminine, et c’est la France qui accueille ! Promouvoir cet événement au même titre que celui de cette année, c’est faire passer un message d’inclusion » note Valentine Poisson. « Il faut aussi veiller à ce que certaines activités professionnelles ne soient pas défavorisées : comment inclure celles et ceux qui sont contraints par des horaires spécifiques et/ou une stricte continuité de service ? »

 

Bonne nouvelle donc : autoriser les collaborateurs à regarder quelques matchs de la Coupe du monde au bureau peut être bénéfique à l’entreprise. Tout est une question d’équilibre et de discernement. Le bon réglage entre les temps festifs et les temps de travail appartient à la direction comme au responsable d’équipe, à qui il revient de tirer le « carton jaune » en cas d’exagération.

 

Toujours plus de supporters au bureau !

36 % des entreprises diffuseront certains matchs dans les espaces communs.
19 % d’entre elles autoriseront les salariés à regarder les matchs (discrètement).
25 % d’entre elles interdiront à leurs salariés de regarder les matchs au bureau.
1 entreprise sur 3 prévoit des animations particulières (concours de pronostic, décoration, tournois de babyfoot…)

*Sondage réalisé auprès de 508 entreprises françaises par BureauxLocaux.

 

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