Les open-spaces classiques sont critiqués
@ Lumina / Stocksy United

L’Open-space ne séduit plus tout le monde

Le rêve d'une majorité de salariés, c'est d'avoir son bureau, rien que pour soi. C’est ce que montre au premier regard une étude publiée début novembre par l'observatoire Actineo de la qualité de vie au bureau. Selon eux, le bureau idéal de 57 % des actifs est individuel et fermé. Au second regard, cette étude montre surtout la lassitude d’une majorité d’employés pour l'open-space classique et dérangeant, proposé comme environnement de travail par défaut. 

Plus d’un employé sur deux considère donc qu’un espace de travail « individuel fermé » constitue le meilleur environnement pour être efficace professionnellement. Et la tendance est encore plus forte chez les plus de 55 ans. Trois quarts d’entre-eux sont en effet des partisans de la tranquillité en espaces individuels.

L'excès des open-spaces en entreprise

La question derrière tout cela est la suivante : pourquoi cette majorité souhaite un retour en arrière ? Nous vivons sans doute là les conséquences de l’ensemble des excès menés par les entreprises depuis une décennie sur les espaces immensément ouverts. Regardons d’un peu plus près les chiffres. Selon l’observatoire Actineo, on trouve aujourd’hui encore 65 % de bureaux fermés dans les entreprises… contre 73 % dans l'enquête de 2015. La tendance est donc vraiment à la baisse pour cette manière d’envisager l’environnement de travail. Pour les open-spaces, par contre, la tendance est à la croissance avec leur exploitation dans 29 % des cas aujourd'hui contre seulement 17 % en 2015. 

Du coup, ça a été cette avancée non concertée et pas toujours très agréable à vivre vers les méga-open-spaces qui fait sans doute réagir les gens. L’idée d’alors, officiellement défendue par les entreprises, était que faire tomber les murs était un excellent moyen pour favoriser les communication et les échanges entre les services, et entre les employés. La réalité était malheureusement tout autre : derrière cette idée, il y avait non officiellement une nouvelle manière d’exercer un management de surveillance. D’une part il devenait plus facile à l’encadrement de voir dans l’espace ouvert qui travaille et qui ne le fait pas, qui est là ou qui est absent. Mais aussi, et surtout, il y avait une délégation non dite de cette surveillance aux salariés eux-mêmes, entre-eux. 

L'environnement idéal : l'ouverture associé à l'espace privé

Pfiou ! Quel bonheur de pouvoir imaginer fonctionner autrement que comme cela, en suivant des approches revalorisant les salariés et les entreprises. Et, réflexe des personnes interrogées sur le sujet, elles expriment le souhait d’un retour en arrière. Heureusement, d’autres solutions existent. Tant mieux d’ailleurs, puisque beaucoup d’employés – 29 % – ne sont pas contre la notion même d’open-space… mais plus sous leur forme classique et stressante. Quelques conditions sont donc à suivre.

La première est que ces espaces soient plutôt de petites tailles. Terminés les open-spaces rassemblant 500 personnes et occupant la surface complète d’un étage. La seconde est qu’il y ait des espaces privés accessibles facilement, permettant à ceux qui le souhaitent de s’offrir des « bulles de confidentialité ». La troisième est que des salles de réunion en libre accès soient proposées à tous de manière simple. 

Le télétravail à l'honneur

D’autres, au contraire, ont besoin d’une approche différente de l’espace de travail… voire du travail lui-même. Certains employés par exemple privilégient lorsque c’est possible des « tiers-lieux » de travail. D’un point de vue concret, c’est par exemple la possibilité de travailler de chez soi ou d’espaces de coworking. C’est particulièrement le cas pour les générations des 35 ans et en dessous. 

Du coup, ce qui est désormais clair, c’est que l’attente est forte pour des espaces de travail qui changent et qui respectent les souhaits de tous. 

 

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