Télétravail : entre enthousiasme et inquiétude
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Télétravail : entre enthousiasme et inquiétude

Selon une enquête récente de Malakoff Médéric, 25 % des salariés français pratiquaient déjà le télétravail en 2017. Toutefois, seulement 6 % le pratiquaient de manière légale – c'est-à-dire stipulé dans leur contrat de travail, et les 19 % restant de manière informelle. Une situation qui devrait se régulariser en 2018 grâce à la simplification de la mise en œuvre du télétravail, bien que 58 % des salariés ignoreraient l'existence de cette nouvelle !

 

C'est un peu plus de la moitié (57 %) de ces télétravailleurs qui ont une pratique hebdomadaire – au moins un jour par semaine, de ce mode de travail. Mais si 58 % des salariés interrogés se disent très satisfaits, d'autres sont inquiets pour le risque de perte de lien social et d'esprit d'équipe que cela pourrait entraîner. Pour éviter ces effets néfastes, l'idéal serait de ne pas dépasser deux jours de télétravail par semaine en moyenne.

Malgré ces craintes, le télétravail convainc les employeurs : environ 80 % des dirigeants s'accordent à dire que cette pratique appréciée des salariés augmente l'engagement, la responsabilisation et l'autonomie. Quarante pourcent d'entre eux pense également qu'il contribuerait à faire baisser le taux d'absentéisme dans leur entreprise.

Si le télétravail progresse lentement en France, ce n'est donc pas tant par manque de conviction que par manque de cadre légal, mais aussi par souci d'incompatibilité avec le métier exercé. En effet, si les employés du secteur de l'information et de la communication sont nombreux à pouvoir profiter de cette pratique avantageuse, tous n'ont pas cette chance. Parmi ceux qui ne pratiquent pas le télétravail dans leur entreprise, 65 % des salariés et 90 % des dirigeants citent une incompatibilité.

Au vu de cet écart de perception cependant, on peut se demander si la direction ne reste pas un peu frileuse… à moins que les employés eux ne soient trop optimistes !

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