Julia Vernin Food Chéri

« Vis ma vie » chez FoodChéri : expériences individuelles au service du collectif

Spécialiste de la livraison de repas frais, FoodChéri fait l’objet d’une croissance rapide, qui aurait pu fragiliser la cohésion des équipes. Julia Vernin, cofondatrice et directrice des opérations explique à Mieux le Mag pourquoi et comment elle a entraîné plus d’une centaine de collaborateurs dans l’initiative « Vis ma vie » chez FoodChéri.

 

En quoi consiste la démarche « Vis ma vie » chez FoodChéri ?

C’est un programme de découverte des métiers de l’entreprise que nous avons initié il y a 1 an et demi. Concrètement, les nouveaux embauchés des fonctions supports basées au siège de FoodChéri sont amenés à passer une demi-journée dans chacun des trois services particulièrement en tension de FoodChéri : la cuisine, la livraison et le service client. Les personnes concernées n’effectuent pas un « stage d’observation » : chacune d’elles occupe un poste et met la main à la pâte, en réalisant par exemple un dressage à la poche, une mise en barquette ou encore en préparant une commande… Des métiers souvent physiques, en station debout, où priment la qualité et la rapidité d’exécution. Nous livrons 3 000 repas par jour.

 

Pourquoi cette immersion ? À quels besoins répond-elle ?

En 3 ans, FoodChéri s’est beaucoup développé : nous sommes aujourd’hui plus de 100 collaborateurs et embauchons en moyenne deux nouvelles recrues par mois. Désormais, nous sommes trop nombreux pour tous nous connaître. Avec notamment pour conséquence, l’organisation géographique : la cuisine est délocalisée hors du centre de Paris, à Montreuil et bientôt Sucy-en-Brie, loin des équipes supports. La distance a inévitablement engendré un manque de fluidité de communication entre les deux pôles, pouvant ainsi ralentir l’avancée de certains projets et la cohésion inter-équipes.

Ce climat nous éloignait progressivement de nos fondamentaux, reposant sur la valorisation du travail opérationnel et la curiosité envers autrui. Il fallait les réactiver et retrouver la cohésion du projet initial pour que tous comprennent la mission de l’entreprise, et rassembler tous les collaborateurs de chaque pôle, autour d’une même dynamique.

 

Quels sont les retours sur investissement de la démarche ?

Elle ne nous a rien coûté, si ce n’est le temps nécessaire à son organisation et son déploiement ! En revanche, les bénéfices ont été très vite perceptibles en termes d’ambiance et de qualité de vie au travail et donc de performance générale sur la durée. Cela a permis de restaurer, voire de créer un nouveau dialogue entre des équipes qui ne se parlaient plus vraiment. On sent depuis, davantage de collaboration, d’écoute, d’empathie dans les relations. Plus de responsabilité aussi : chacun réalise l’impact d’une mauvaise prise de commande ou d’une erreur de saisie dans la description d’un plat sur l’ensemble de la chaîne de production.

 

Diriez-vous qu’avec ce type d’initiative, FoodChéri mène une politique de qualité de vie au travail ?

Nous n’avons pas de stratégie spécifique, nous le faisons naturellement au quotidien. Pour autant, nous sommes vigilants à ce que chacun trouve sa place dans le collectif et à ce que ce collectif vive. Pour y parvenir, nous organisons aussi un pot par mois, en fin de journée, pour présenter les nouveaux projets et nouvelles recrues. Chacun y est convié. Aussi deux fois par an, nous programmons une grande fête avec l’ensemble des collaborateurs, ce qui implique d’arrêter la production et le service. Pour nous, c’est un véritable investissement qui tisse la force de notre collectif.

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