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Quand le management devient toxique

Qualité de vie au travail | 5 février 2016
Quand le management devient toxique

De plus en plus répandu en entreprise, le management toxique trouve un terrain favorable dans un contexte économique actuel difficile, des changements organisationnels importants ou encore à cause d’objectifs de plus en plus difficiles à atteindre. Et pourtant, c’est encore un sujet tabou et méconnu.

On pense souvent que le management toxique prend la forme de harcèlement, mais c’est oublier la dimension émotionnelle et le climat de méfiance et de conflit qui s’installe. Dans ce type de management, on retrouve à la fois des relations tendues avec un manager, un manque de reconnaissance et d’écoute, des problèmes d’organisation, des humiliations et des critiques, voire même de l’agressivité.

Les répercutions, à la fois sur le quotidien professionnel que personnel, sont importantes pour le managé. Le stress, la dévalorisation, la perte de confiance entraînent des difficultés à réaliser les missions même les plus simples. Le salarié doit alors gérer son travail mais aussi ses relations avec son manager.

Le plus souvent, le salarié ne se rend pas compte qu’il est dans le cercle d’un manager toxique. Il culpabilise sur ses difficultés, doute de ses capacités, se sent dévalorisé. Des effets sur sa santé se font également ressentir : insomnies, maux de ventre, de tête, de dos, crises de boulimie qu’il attribuera à la fatigue, au stress, au burn-out sans penser que cela ne vient peut-être pas de lui mais d’une ou plusieurs autres personnes.

Ce qui est nocif pour le salarié l’est aussi pour son entreprise. Pris dans l’engrenage, le collaborateur devient moins performant donc moins productif. Il convient d’envisager des solutions avant que la situation n’empire : le salarié peut changer de service, d’entreprise, il doit en parler avec son DRH…  Et il faut s’inquiéter quand ce style managérial s’installe dans l’entreprise comme une normalité.

Les managers toxiques sont généralement des personnes fragiles et vulnérables elles-mêmes, qui doutent de leur capacité à réussir une mission et qui rejettent la pression sur les autres pour évacuer « par procuration ». Ils répercutent ce qu’ils subissent : s’ils reçoivent de la pression de la part de leur N+1, ils la transmettent à leurs collaborateurs.

« Les managers ne sont pas forcément toxiques volontairement, c’est souvent inconscient » Chantal Vander Vorst

Mais comment reconnaître un manager toxique ? À cette question, Chantal Vander Vorst, co-auteure du livre Le Management Toxique répond qu’il existe cinq types de managers toxiques particulièrement nocifs pour le bien-être des salariés : le manager antipathique, 4X4, hyper, despote et mission impossible.

Le manager antipathique

Ce manager n’a pas les mêmes valeurs que ses collaborateurs et leurs personnalités sont incompatibles. Le managé peut penser à tort qu’on ne l’apprécie pas, qu’on le juge.  Pour désamorcer des situations ambiguës, le salarié doit exprimer ce qu’il ressent, formuler son mal-être. Il faut communiquer avec un manager antipathique et renouer la confiance.

Le manager 4×4

C’est le manager qui ne s’arrête jamais, il aime se surpasser. Charismatique il donne l’impression de vouloir écraser les autres dont il ne supporte ni les faiblesses ni les erreurs. Il fait preuve d’une grande exigence et d’intolérance et insuffle des cadences folles. Pour rétablir de bonnes relations, le salarié devra remettre l’humain au centre et imposer son propre rythme de travail.

Le manager hyper

Ce manager est un ambitieux, un perfectionniste. Omniprésent, il contrôle et ordonne. Toujours dans l’excessif, il est capable du meilleur comme du pire de façon cyclique. Audacieux, il peut emmener une entreprise très loin, parfois de manière dangereuse. Le salarié devra recentrer la dispersion sur l’objectif et la mission.

Le manager despote

Le despote est le plus toxique des managers. Il cherche à isoler, humilier et aime pointer les erreurs et les faiblesses des autres. Il est difficile de lui dire non tant il entretient une relation basée sur la peur, le pouvoir et la déstabilisation. Il n’est jamais responsable des erreurs, en revanche il s’approprie les lauriers en cas de succès. Avec lui, le managé devra se montrer neutre sur le plan émotionnel pour ne pas apporter d’eau à son moulin, il ne devra pas entrer dans son jeu. Il faut également s’imposer, savoir dire « non » sans entrer dans le conflit dont il se nourrira.

Le management mission impossible   

Il affectera à son collaborateur des projets sur lesquelles il n’a aucune latitude, des objectifs inatteignables ou des missions irréalisables. C’est le manager toujours débordé, souvent absent et distant. Pour remédier à cette désorganisation, il faudra mettre en place de nouveaux processus, être proactif et privilégier le travail en équipe.

Pour déceler la présence d’un management toxique, il s’agit de repérer les signaux d’alerte : l’absentéisme, les arrêts maladie répétés ou une mauvaise ambiance au sein d’un service. Le manager doit rester attentif à ses collaborateurs et savoir se remettre en question régulièrement.

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