Charlotte Larcher a testé les écouteurs anti-bruit en open-space Tilde
Charlotte Larcher a testé les écouteurs anti-bruit en open-space Tilde

Tilde : des écouteurs intelligents pour s’isoler du bruit

En open space, le bruit nuit à la concentration et occasionne stress et fatigue. Des aménagements peuvent être réalisés pour en diminuer l’intensité. À titre individuel, il est aussi possible de porter un casque équipé d’un dispositif de réduction de bruit, comme les écouteurs anti-bruit en open-space Tilde mis au point par Orosound. Charlotte Larcher, chef de Projet Innovation chez Sodexo Pass France, les a testés pour vous.

Dans quel contexte avez-vous essayé les écouteurs Tilde ?

Je travaille dans un open space, organisé par pôles. Si nous sommes huit au niveau du pôle marketing, le plateau dans son ensemble doit accueillir plus d’une vingtaine de personnes. L’espace est traversé par un couloir central. Conclusion : il y a un bruit de fond permanent, qui s’ajoute aux conversations tissées dans l’environnement proche. C’est assez fatiguant et cela peut m’empêcher de me concentrer quand je travaille sur des dossiers de fond. Pour m’isoler, je réserve une salle de travail, quand c’est possible, ou alors j’écoute de la musique avec un casque, quand le type de tâche le permet. Dans les deux cas, ce n’est pas satisfaisant : on doit pouvoir se concentrer pour travailler sans s’isoler complètement des autres. La finalité première d’un open space étant tout de même de favoriser la collaboration !  

 

Pourquoi avoir choisi de tester les écouteurs Tilde ?

Deux paramètres m’ont séduite. D’abord la possibilité d’ajuster individuellement, selon le contexte et sa propre sensibilité, la quantité de bruit que le casque laisse passer. Ce n’est pas un système tout ou rien comme il en existe déjà. J’ai ensuite été particulièrement attirée par la technologie qui permet de filtrer la voix de la personne qui parle en face de soi pour conserver les échanges au travail. Le produit est conçu pour favoriser la concentration tout en conservant la collaboration.

 

Quels retours d’expérience au terme de deux semaines de test ?

J’ai testé le produit uniquement au bureau, pas lors des trajets domicile-travail où je n’en ressens pas le besoin. Et il s’avère que les écouteurs sont vraiment efficaces pour s’isoler. Je l’ai aussi utilisé pour travailler en écoutant de la musique, puisqu’il se connecte en bluetooth au smartphone.

Dans la pratique, le maintien de la conversation avec la personne qui se trouve en face me semble moins évident. Certainement parce que mes interlocuteurs étaient légèrement décalés par rapport à la zone de sensibilité du casque. Enfin, il s’agit d’un dispositif intra-auriculaire : j’ai trouvé qu’il manquait de confort au bout de deux ou trois heures d’utilisation. Je sais de sources sûres qu’une génération d’écouteurs est en cours de mise au point. Elle sera plus ergonomique de ce point de vue.

 

Recommanderiez-vous l’usage de ces écouteurs finalement ?

Oui c’est un bon accessoire pour travailler au calme. Mais ce n’est pas la seule solution pour limiter le bruit en open space. À mon sens, il faut rappeler régulièrement les bonnes pratiques du vivre ensemble quant à l’usage du téléphone portable, aux conversations personnelles… Chez Sodexo, le télétravail est en cours de déploiement ; c’est une bonne option pour ajuster son espace de travail, et son ambiance sonore, au type de tâche à accomplir. Je sais également que certains open spaces sont organisés de manière thématique, avec d’un côté un espace dédié au travail collaboratif, de l’autre une zone adaptée à la lecture et la concentration. Je pense qu’il faut réinterroger le concept d’open space. Si les personnes re-cloisonnent d’elles-mêmes leurs espaces avec des éléments de mobilier, c’est bien la preuve qu’elles ont besoin de limiter leur espace de travail. Malheureusement, ces barrières ne sont pas étanches au bruit !

 

Tilde, côté techno

Tilde, côté techno
Société française, Orosound embarque dans ses écouteurs Tilde une technologie d’annulation de bruit sélective et directionnelle. Techniquement, les écouteurs intègrent 8 microphones qui permettent de discriminer les sons suivant leur direction et leur type. Ils sont capables de filtrer ce qui relève du bruit ou d’un signal utile contenant de la parole par exemple. Un algorithme prend ensuite le relais et applique un filtre d’annulation au bruit ou transmet le signal vocal aux écouteurs.
Cette technologie est brevetée et a été récompensée à plusieurs reprises, notamment par le Ministère de la Recherche.

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